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Normalisation de salubrité Parties prenantes du secteur canadien des fruits et des légumes frais, le Conseil canadien de l’horticulture (CCH), l’Association canadienne de la distribution de fruits et légumes (ACDFL), le Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA) et la Fédération canadienne des épiciers indépendants (FCÉI) ont convenu que la salubrité alimentaire ne devait pas faire l'objet de concurrence. Ils ont de plus déterminé que la meilleure façon d’y arriver était d’offrir des programmes nationaux de salubrité alimentaire, basés sur le HACCP, à tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement, que chacune des parties reconnaisse les programmes de ses partenaires et que tous favorisent l’adoption de programmes de salubrité alimentaire, tant parmi les fournisseurs de fruits et de légumes frais cultivés au Canada que chez les fournisseurs de produits cultivés dans d’autres pays. Pour atteindre cet objectif final, les trois partenaires ont élaboré un projet conjoint visant, dans un premier temps, à évaluer les programmes de salubrité des fruits et des légumes au Canada destinés aux producteurs, aux emballeurs, aux remballeurs et aux grossistes, et dans un deuxième temps, à comparer ces divers programmes à ceux qui sont établis dans les pays desquels le Canada importe. Les résultats de l’analyse et les conclusions du rapport procurent un fondement solide pour favoriser l’adoption de programmes de salubrité, tant pour les fruits et les légumes cultivés au pays que pour les produits importés. En effet, ils fournissent une comparaison entre les programmes canadiens pour le secteur de la production agricole et pour les secteurs du remballage et de la vente en gros et des programmes et des normes en vigueur dans des pays desquels le Canada importe des fruits et des légumes. Le projet est perçu comme le point de départ vers la reconnaissance et l’acceptation de programmes de salubrité alimentaire comparables au sein de l’ensemble du secteur des fruits et des légumes frais. Le secteur canadien des fruits et des légumes frais doit composer avec plusieurs difficultés. Parmi ces dernières figurent le climat et le nombre réduit de produits qui peuvent croître dans des conditions climatiques précises (p. ex., on ne peut cultiver d’agrumes au Canada) ainsi que la demande croissante des consommateurs pour des produits de plus en plus diversifiés (ex. : carambole, daikon, plantain). Pour assurer un approvisionnement de fruits et de légumes frais et sains à longueur d’année, le Canada doit avoir recours à l’importation. En fait, les trois quarts des fruits et des légumes frais achetés au pays sont des produits importés. L’établissement de programmes de salubrité alimentaire qui sont reconnus et mis en œuvre dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement contribuera à renforcer les pratiques qui contribuent à la production, à la transformation, au transport, à la commercialisation et à la cuisson d’aliments sains au Canada. La possibilité d’obtenir une reconnaissance réciproque des programmes favorisera davantage le commerce et l’équitabilité du marché, puisque la salubrité alimentaire ne fera plus partie des atouts à négocier. Il demeure toutefois que l’obtention d’un consensus parmi tous les intervenants d’une chaîne d’approvisionnement en particulier, fondé sur la reconnaissance et le soutien réciproques, est le premier pas d’un long processus. Le rapport sur la comparaison de programmes nationaux de salubrité alimentaire est gratuit pour tous. |










