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ACDFL

L’agriculture biologique

Qu’est-ce que l’agriculture biologique ?


Le but de l’agriculture biologique est de produire des aliments au moyen de méthodes qui mettent l’accent sur l’utilisation des ressources renouvelables, du sol et de l'eau de façon à améliorer la qualité de l'environnement pour les générations futures. L’objectif est donc de favoriser, voire d’améliorer la santé de l’agroécosystème au moyen de systèmes de production agricole qui reposent sur une gestion cyclique des ressources et sur le maintien de la fertilité du sol à long terme, tout en maintenant au minimum l’usage d’intrants externes et en évitant l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques.

Pourquoi l’agriculture biologique est-elle importante ?


L’Office des normes générales du Canada, en collaboration avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a récemment élaboré une norme nationale pour les systèmes de production biologiques. La norme canadienne sur l’agriculture biologique définit les processus de production approuvés et les substances permises dans le secteur de la production biologique au Canada. Une réglementation est également élaborée afin de préciser l’utilisation de la norme nationale, et un comité composé d’agriculteurs biologiques, de transformateurs et de détaillants sera formé afin de donner des conseils pour faire face aux défis liés à la production biologique au Canada. Le bureau de l’agriculture biologique, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, sera responsable de l’application de la réglementation encadrant l’agriculture biologique.

Une norme nationale sur l’agriculture biologique fournit un cadre précis aux producteurs biologiques pour la culture et la mise en marché de leurs produits. En effet, les méthodologies claires et précises réduisent la confusion et accroissent la crédibilité des systèmes de production biologiques à l’échelle nationale. Grâce à la mise en place d’une réglementation qui encadrera l’agriculture biologique et qui appuiera  la norme canadienne sur l’agriculture biologique, le Canada sera plus à même d’évaluer et de faire respecter les exigences en matière de production, de transformation et d’étiquetage, tant pour les fruits et les légumes biologiques importés que pour ceux qui sont produits au pays.

Le 17 septembre 2008, le Règlement modifiant le Règlement sur les produits biologiques a été publié dans la Gazette du Canada, partie II, vol. 142, no 19 (SORS/DORS/2008-279) afin de reporter la date d’entrée en vigueur au 30 juin 2009.

Enfin, l’importante refonte du Règlement est presque terminée, et elle doit être publiée au préalable dans la Gazette du Canada, partie I, pour une période de commentaires d’une durée de 75 jours. La date de cette publication préalable n’a pas encore été annoncée.

Pour lire toute la publication, veuillez cliquer sur le lien suivant du site Web de la Gazette du Canada : http://gazetteducanada.gc.ca/partII/2008/20080917/pdf/q2-14219.pdf (SORS/DORS/2008-279).


Le Règlement vise à mettre en place un système qui permettrait à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) de réglementer la certification et la mise en marché des produits biologiques, de même que l’usage de l’estampille de produits agricoles « Canada biologique ». Selon l’ACIA, ce régime pourrait faciliter l’accès aux marchés internationaux, offrir aux consommateurs une meilleure protection contre l’étiquetage trompeur ou frauduleux et appuyer le développement des marchés nationaux. La Norme canadienne sur l’agriculture biologique et les listes de substances permises dans le cadre du régime volontaire qui ont été élaborées dans le passé par l’Office des normes générales du Canada sont incorporées dans le Règlement.


Les produits nationaux et les produits importés seront soumis à la réglementation. L’étiquetage indiquant qu’un produit est biologique serait permis sur les produits qui satisferaient aux exigences du Règlement. Ainsi, une estampille de produit agricole biologique pourrait être apposée uniquement sur les produits biologiques certifiés. Dans le cas des produits biologiques importés, ils devront être accompagnés d’une attestation émise par l’autorité compétente du pays d’origine à leur entrée au Canada. Cette attestation devra confirmer qu’une denrée a été produite conformément à la norme canadienne.

 

Les provinces qui ont leur propre réglementation sur les produits biologiques ont souvent des exigences particulières en matière d’étiquetage. La plupart des magasins de détail ont une section dédiée aux fruits et aux légumes frais biologiques afin que les consommateurs soient en mesure d’acheter facilement ces produits s’ils le désirent.

Un cadre réglementaire efficace qui soutient la production de produits biologiques permet aux  agriculteurs, aux grossistes et aux détaillants d’offrir aux consommateurs des fruits et des légumes frais certifiés biologiques, sans compter qu’il accroît la crédibilité, réduit la confusion et crée de nouveaux débouchés.

Ce qu’il vous faut savoir ?


Les fruits et les légumes biologiques sont nourrissants et sains, comme le sont d'ailleurs les produits cultivés selon des méthodes traditionnelles. Néanmoins, les uns et les autres doivent satisfaire à toutes les exigences des lois canadiennes en matière de salubrité des aliments et de nutrition, qu’ils soient produits au pays ou qu’il soient importés.

En effet, tout fruit ou légume peut être contaminé par des microbes et causer la maladie s’il n’a pas été manipulé avec soin, peu importe la manière dont il a été produit. Mais aucune étude n’a jamais établi de lien concluant entre la contamination microbienne et les méthodes de production traditionnelles ou biologiques (Agence française de sécurité sanitaire des aliments [2003] et Food Standards Agency [2000]).

Peu de gens savent que des engrais et des pesticides peuvent être utilisés dans le cadre de méthodes de production biologiques. En effet, des pesticides botaniques approuvés et enregistrés, tels que le pyrèthre, peuvent être mis à contribution dans les systèmes de production biologiques. Le pyrèthre est un insecticide tiré d’une fleur : le chrysanthème. Quant aux engrais (auxquels on fait généralement référence en parlant d’amendements du sol), il en existe un certain nombre, dont le fumier de compost biologique, les amino-acides non synthétiques et le sulfate de calcium.

Les médias ont beaucoup parlé du goût et de la valeur nutritive des produits biologiques par rapport à ceux des produits conventionnels. Mais pour que les comparaisons de goût entre un produit biologique et un produit non biologique soient valides, toutes les autres variables (conditions du sol, variété de graines, degré de maturité gustative, durée d’entreposage, etc.) doivent être exactement les mêmes, ce qui est très difficile, voire impossible à réaliser. Certaines études constatent des différences dans les propriétés organoleptiques (goût, texture, acceptabilité, etc.) des produits biologiques tandis que d’autres n’en trouvent pas. Ce qui revient à dire que les papilles gustatives du consommateur sont les meilleurs juges en la matière.

Comme dans la cas du goût, de nombreux facteurs ont une incidence sur la teneur en éléments nutritifs des fruits et des légumes. En effet, la teneur en éléments nutritifs peut varier en fonction de la variété des plantes, des conditions de croissance, de la distribution après la récolte, de l’entreposage et des méthodes de préparation. De vastes études menées par la Food Standards Agency du Royaume-Uni et par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments ont conclu que l’on ne dispose pas de données suffisantes pour soutenir la thèse selon laquelle les aliments biologiques sont plus nutritifs que les aliments produits de manière conventionnelle. C’est pourquoi il faudrait effectuer d’autres études comparatives qui tiendraient compte de la multitude de variables pouvant avoir une incidence sur la teneur en éléments nutritifs des fruits et des légumes conventionnels et biologiques. En définitive, ce n’est pas la composition de chacun des aliments qui est importante pour la santé, mais bien la teneur en éléments nutritifs de l’ensemble du régime alimentaire et la variété d’aliments consommés.

Enfin, l’augmentation de la consommation de fruits et de légumes frais, qu’ils soient produits de manière biologique ou conventionnelle, est le facteur le plus important pour la santé d’un individu.

Personne-ressource à l’ACDFL et sources d’information

Pour obtenir plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Sally Blackman, à sblackman@cpma.ca, ou veuillez utiliser les ressources suivantes: